EXHIBITION | EXPOSITION

Monuments aux victimes de la liberté

24 SEPT. – 18 OCT. 2015
AXENEO7
Gatineau
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PRESENTATION

A Canadian Memorial to the Victims of Communism is slated to be built in Ottawa, on a site adjacent to the Supreme Court.  At  the root of this exhibition is the ruling government’s decision to back this private commemorative initiative and to ensure its visibility through extraordinary political and financial support. The exhibition brings together works that challenge the ideological instrumentalization of the concept of liberty, which underpins this disputable support by the Canadian government. The works focus on, among other things, the ideological capture of the principle of liberty, the significance and range of commemorative action, the opposition between capitalism and communism, prison systems, as well as the rights and freedoms and  memory of minorities. In its own way each work makes up a critical, formal and conceptual response to the Canadian Memorial to the Victims of Communism. They are here exhibited in the gallery rooms, as well as in passageways and outdoor.

The works were created by artists from various generations and communities. These for the most part never-before-shown works were selected by the Entrepreneurs du commun following a call for proposals. This call invited artists from the visual arts to submit propositions for counter monuments in tribute to the victims of liberty. By way of their subject matter, form, implementation site, the evoked experience as well as their meaning,  these counter-monuments deploy strategies that are the reverse of those used by conventional monuments.

Mélanie Boucher, Nathalie Casemajor, André-Louis Paré and Bernard Schütze, curators for Entrepreneurs du commun, with contributions from Erik Bordeleau, Michel de Broin, Gregory Chatonsky, Michael Nardone, François Lemieux, Jean- Michel Ross, Stefan St-Laurent, Transit — a collective of curators and independent critics. The exhibition was put together in collaboration with Axenéo7, thanks to funding support from the Canada Council for the Arts and equipment support from the Université du Québec en Outaouais. Thanks: Odette Rochefort, Rosa Iris Rodriguez Rovira.

Un Monument national canadien aux victimes du communisme sera prochainement érigé à Ottawa, sur un site adjacent à la Cour suprême du Canada. La décision du gouvernement canadien actuel, d’appuyer cette initiative commémorative privée et d’assurer son importance par un soutien politique et monétaire hors normes, est à l’origine de cette exposition. Elle regroupe des œuvres qui remettent en question l’instrumentalisation idéologique du concept de liberté, que sous-tend cet appui contestable du gouvernement canadien. Les œuvres portent, entre autres, sur la capture idéologique du principe de liberté, sur le sens et la portée de l’acte commémoratif, sur l’opposition entre le capitalisme et le communisme, sur les droits et libertés, sur les systèmes d’incarcération ainsi que sur la mémoire des minorités. Chacune à leur manière, elles forment une réponse critique, formelle et conceptuelle, au Monument national canadien aux victimes du communisme. Elles sont ici exposées en galeries, de même que dans les espaces de circulation et à l’extérieur.

Les œuvres ont été réalisées par des artistes canadiens appartenant à différentes générations ainsi qu’à différentes communautés. Ces œuvres, pour la plupart inédites, ont été retenues par le collectif des Entrepreneurs du commun, suite à un appel de propositions. Cet appel invitait les artistes du domaine des arts visuels à soumettre des propositions de contre-monuments en hommage aux victimes de la liberté. Les contre-monuments emploient des stratégies inverses à celles des monuments conventionnels, par le sujet traité, la forme, le site d’implantation, l’expérience suscitée ainsi que la signification.

Mélanie Boucher, Nathalie Casemajor, André-Louis Paré et Bernard Schütze, commissaires pour Entrepreneurs du commun, avec la contribution de Erik Bordeleau, Michel de Broin, Gregory Chatonsky, Michael Nardone, François Lemieux, Jean- Michel Ross, Stefan St-Laurent, Transit — collectif de commissaires et de critiques indépendants. L’exposition est réalisée en collaboration avec Axenéo7, grâce au soutien financier du Conseil des Arts du Canada et au soutien matériel de l’École multidisciplinaire de l’image de l’Université du Québec en Outaouais. Remerciement : Odette Rochefort, Rosa Iris Rodriguez Rovira.

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Edith Brunette, Michel De Broin, Clément De Gaulejac, Emmanuel Galland, Steve Giasson, Milutin Gubash, Sheena Hoszko, Thierry Marceau, Projet EVA (Simon Laroche et Etienne Grenier), Nicolas Rivard, Frank Shebageget, Dominique Sirois, Étienne Tremblay-Tardif, Anne Marie Trépanier et Alexandre Piral.

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ÉDITH BRUNETTE

Bio

Edith Brunette combines artistic practice and theoretical research. Both aspects of her practice reflect on discourses in relation to artworks in the field of the arts, and to what they reveal of the political forces and games at work. Her projects deal in particular with video surveillance (Caméraroman, 2011), liberty of speech in times of social crisis (Consensus, 2012) and the artists’ political agency (Faut-il se couper la langue ?, 2013; Cuts Make the Country Better, 2015, in collaboration with François Lemieux). She regularly publishes texts in journals and art publications.

Édith Brunette conjugue pratique artistique et recherche théorique. L’une comme l’autre s’intéressent aux discours – notamment à ceux à l’œuvre dans le champ des arts -, à ce qu’ils révèlent des forces et des jeux politiques à l’œuvre. Ses projets ont notamment porté sur la vidéosurveillance (Caméraroman, 2011), sur la prise de parole en période de crise sociale (Consensus, 2012) et sur l’agentivité politique des artistes (Faut-il se couper la langue ?, 2013; Cuts Make the Country Better, 2015, en collaboration avec François Lemieux). Elle publie régulièrement des textes dans différentes revues et publications sur l’art.

Contre-monument à 100 millions de brins d’herbe identiques, 2015.

Model for an intervention. Thanks: François Lemieux, Michael Caffrey (for printing), Pablo Rodriguez (for translation), AXENÉO7.

Maquette pour un projet d’intervention. Remerciements : François Lemieux, Michael Caffrey  (pour l’impression), Pablo Rodriguez (pour la traduction), AXENÉO7.

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MICHEL DE BROIN

Bio

Michel de Broin’s work ranges from assemblage to video and photography. His multifaceted production deals with energy flows, entropic devolution, and the forms of visual, spatial and technological paradox that derive from these forces. Most of his works are retooled everyday appliances: found objects that disclose an ironic re-utilization not only of the mechanic universe but also of tropes of Conceptual Art and Minimalism, which in his hands open hypothetical possibilities. Crafting unforeseen relationships between waste, productivity, risk, and consumption, de Broin defamiliarizes established modes of signification in everyday technical environments. Recipient of the 2007 Sobey Art Award, de Broin has also received grants from the Harpo Foundation (Los Angeles) and Krasner-Pollock Foundation (New York). Michel de Broin currently lives and works in Montreal.

Depuis près d’une vingtaine d’années, Michel de Broin approfondit une pratique transdisciplinaire en développant un vocabulaire visuel en constante expansion. Pièce par pièce, les objets qu’il met en jeu sont universellement reconnaissables bien que leur comportement déjoue les fonctions et usages que l’on tient pour acquis. Les préoccupations inhérentes à sa démarche exercent une grande fascination du fait que l’artiste réussit à établir des relations inédites qui nourrissent un questionnement constant. Les objets remodelés qu’il nous propose laissent entrevoir des mondes de possibilités concrètes. En 2007, il a reçu le prix Sobey Art. Il a aussi reçu des bourses de la Harpo Foundation à Los Angeles et de la Krasner-Pollock Foundation à New York. Michel de Broin vit et travaille à Montréal, au Canada.

Guerre de la liberté, 2014.

Bronze, gun, composite, 67 x 64 x 66 cm.

“Rather than blame the victims of totalitarian barbarism, the Monument to the Victims of Communism incriminates an ineffective abstraction. In the polarized ideological imagination of the Cold War, it is easy to condemn an opponent. Yet, in a complex world in which one billion firearms circulate, it is much more difficult to count the collateral damage of liberal pathology.” –Michel de Broin.

Bronze, arme à feu, composite, 67 x 64 x 66 cm.

« Plutôt que d’imputer les victimes aux barbaries totalitaires, le Monument aux victimes du communisme incrimine une abstraction qui n’a jamais été effective. Dans l’imaginaire idéologique polarisé de la Guerre froide, il est facile de condamner son adversaire. Mais dans un monde complexe où circulent librement près de 1 milliard d’armes à feu, il est difficile de dénombrer les victimes collatérales d’une pathologie libérale ». – Michel de Broin.

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EMMANUEL GALLAND

Bio

Adopting both the practical and theory, Emmanuel Galland is very involved in the cultural milieu of Québec. He developed several exhibitions as curator including Les Bricolos (with Nicolas Baier) at the Clark in 1998 and L’effet du logis, at the Studio Cormier in 2002. He has also worked as a coordinator at Montréal’s Vidéographe. Winner of the Bourse Duchamp-Villon in 1997 and of the Bourse René-Payant in 1995, he was also awarded the Prix Pierre-Ayot in 1999. Through his photographic manipulations, Emmanuel Galland promotes a meeting of the familiar, the common and the bizarre. He explores human relations and their representations in images by using family portraits or photo-booth that respects anonymity. Preoccupied by a certain form of art domestication, he reveals invisible experiences among family members and friends through a serial and object treatment of the portrait. A fragmentation of body and soul is also a constant throughout his work where humour and denunciations intervene. Born in Romilly, France, in 1966, Emmanuel Galland has lived and worked in Montréal since 1990.

Visitant à la fois la pratique et la théorie, Emmanuel Galland est très impliqué dans le milieu culturel québécois. Il est à l’origine de quelques expositions en tant que commissaire, telles que Les Bricolos (de pair avec Nicolas Baier) à Clark en 1998 et L’effet du logis, au Studio Cormier en 2002. Il a également été coordonnateur à l’espace Vidéographe à Montréal. Lauréat de la Bourse Duchamp-Villon en 1997 et de la Bourse René-Payant en 1995, il s’est également vu décerner le Prix Pierre-Ayot en 1999. Par ses manipulations photographiques, Emmanuel Galland fomente des rencontres entre le familier, le populaire et l’étrange. Il explore les relations humaines et leurs représentations en images en s’appropriant des photographies de famille ou de photomaton, où demeure toutefois l’anonymat. Préoccupé par une certaine forme de domestication de l’art, il révèle des échanges familiaux et amicaux invisibles par un traitement sériel et objectal du portrait. La fragmentation des corps et de l’identité est également une constante de son travail, où interviennent humour et dénonciations. Né à Romilly, en France en 1966, Emmanuel Galland vit et travaille à Montréal depuis 1990.

Quand c’est non, c’est non : proposition pour le concours de 2015, 2015.

Mixed materials, variable dimensions. Thanks: René-Luc Desjardins –Sur Mesure / Studiosolo.

Matériaux mixtes, dimensions variables. Remerciements : René-Luc Desjardins – Sur Mesure/Studiosolo.

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STEVE GIASSON

Bio

Steve Giasson is a conceptual artist who uses a wide variety of forms and media (conceptual writing, text art, installation, video, performance…) to transgress genres and to question their limits. In a practice that does not refrain to borrow everyday life elements or references to Art History – between homage and outrage –, romantic notions of authenticity and originality are undermined. This process is part of an effort to demystify the creative process and the figure of the artist. He is currently pursuing a Ph.D. in Études et pratiques des arts (UQÀM). He is the winner of Vitrine culturelle Award for an emerging artist and a mention of Cirque du Soleil, awarded during Art Souterrain 2015. He lives and works in Montréal.

Steve Giasson est un artiste conceptuel qui utilise une grande variété de formes et de médiums (écriture conceptuelle, performance, installation, vidéo…) afin de transgresser les genres et d’interroger leurs limites. Les notions romantiques d’authenticité, d’autorité et d’originalité sont, chez lui, mises à mal, dans une pratique engagée, qui ne ménage ni les emprunts à la vie quotidienne, ni les références à l’histoire de l’art – entre hommage et outrage – dans un effort de démythification du processus créateur et de la figure de l’artiste. Il poursuit actuellement un doctorat en Études et pratiques des arts (UQÀM). Il est le lauréat du Prix de La Vitrine culturelle pour un artiste émergeant et d’une Mention du Cirque du Soleil, décernés dans le cadre d’Art Souterrain 2015. Il vit et travaille à Montréal.

snowwhitelenin, 2010.

Color and sound video montage, 3 min 40 s. Thanks: Martin Vinette, Robert Fitterman.

In snowwhitelenin, a report on the head of the 1917 Russian Revolution Vladimir Lenin and an excerpt from Disney’s feature film Snow White are superimposed.

Vidéomontage couleur, sonore, 3 min 40s. Remerciements : Martin Vinette, Robert Fitterman.

Dans snowwhitelenin, un reportage sur le Père de la Révolution russe de 1917, Vladimir Ilitch Lénine, et un extrait du long métrage Blanche-Neige de Disney sont superposés.

L’homme d’acier, 2015.

Commemorative plaque in steel and aluminum, pink, 14.4 x 11.5 cm.

This plaque, which dates from before the fall of the “iron curtain,” shows the profile of Stalin. It was taken down from a public building in Bulgaria and then sold on the auction site Ebay for US$28.99. Here, it is fixed to the wall with a real red rose, in reference to painting Roses for Stalin (1949) by Boris Vladimirsky Eremeevich.

Plaque commémorative en acier et en aluminium, rose. 14,4 x 11,5  cm.

Cette plaque commémorative, qui date d’avant la chute du « rideau de fer », montre Staline de profil. Elle a été retirée d’un édifice public en Bulgarie et achetée sur le site d’enchères Ebay pour la somme de 28,99 $ US. Elle est fixée au mur à l’aide d’une rose rouge véritable, en référence à la peinture Roses for Stalin (1949) de Boris Eremeevich Vladimirski.

Spectres, 2015.

Manifestos of the Communist Party of Karl Marx and Friedrich Engels, plastic bags Walmart. Variable dimensions.

The eleven editions of the Communist Manifesto sold by Walmart are exhibited here. They were recently purchased on the website of this giant US retailer.

Manifestes du Parti communiste de Karl Marx et de Friedrich Engels, sacs de plastique Walmart. Dimensions variables.

Les onze éditions du Manifeste du Parti communiste vendues par Walmart sont ici exposées. Elles ont récemment été achetées sur le site Web états-unien de ce géant américain de la vente au détail.

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CLÉMENT DE GAULEJAC

Bio

Artist, author and illustrator, Clement de Gaulejac lives and works in Montreal. Recently, he has exhibited at Centre Vox (Les naufrageurs, 2015), as well as at centre Skol (Motifs raisonnables, 2013). He published Tailleurs d’histoire (2015) and Les cordons de la bourse (2014) with the editor Mauvaise tête. His books Grande École (2012) and Livre noir de l’art conceptuel (2011) where published by Éditions du Quartanier. As an illustrator, he runs the satirical drawingsblog –L’eau tiède– and collaborates with the magazine Liberté. He is also a lecturer at UQAM.

Artiste, auteur et illustrateur, Clément de Gaulejac vit à Montréal. Récemment il a exposé au Centre VOX (Les naufrageurs, 2015), ainsi qu’au centre Skol (Motifs raisonnables, 2013). Aux éditions de la Mauvaise tête, il a publié Tailleurs d’histoires (2015) et Les cordons de la bourse (2014) ; au éditions du Quartanier, Grande École (2012), ainsi que LeLivre noir de l’art conceptuel (2011). Comme illustrateur, il anime un blog de dessins satiriques –L’eau tiède–et collabore à la revue Liberté. Il est également chargé de cours à l’UQAM.

Tronc commun, 2015.

Mixed materials, variable dimensions.

“This installation consists of a music box and a miniature of the Statue of Liberty. Visitors are invited to give a voluntary contribution to the ‘communal fund,’ in exchange for which they may light a candle and turn the music box crank. The sound of the Internationale then plays, echoing the displays in which Harper, intoxicated by his liberty, also sings the famous communist song. This small monument to monumentality is a meditation on ideology, but also the power of the allegorical reification of ideology and its ability to survive beyond becoming a trinket.” –Clement of Gaulejac.

Matériaux mixtes, dimensions variables. 

« Cette installation se compose d’une boîte à musique et d’une miniature de la Statue de la liberté. Le visiteur est invité à glisser une contribution volontaire dans le « tronc commun », en échange de quoi il peut allumer une chandelle et tourner la manivelle de la boîte à musique. Le son de l’Internationale résonne alors, faisant écho à l’affiche où le personnage de Harper, grisé par sa propre liberté, entonne lui aussi le célèbre chant communiste. Ce petit monument à la monumentalité est une méditation sur le rapport à la croyance des idéologies, mais également sur la puissance de la réification allégorique et sur sa capacité à se survivre au-delà de son devenir bibelot ». – Clément de Gaulejac.

Elle est belle la liberté, Pépère Canada, Miss Liberty, Génocide culturel, Chef de guerre, Disque dur, 2015.

Color screenprint on paper. Dimensions: 74.5 x 54 cm. Thanks: Rosaura Guzman Clunes, Edith Brunette, Bernard Schütze, University of Quebec Outaouais.

Sérigraphies couleur sur papier. Dimensions : 74,5 x 54 cm. Remerciements : Rosaura Guzman Clunes, Edith Brunette, Bernard Schütze, Université du Québec en Outaouais. 

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MILUTIN GUBASH

Bio

Born in Novi Sad (Serbia) and lives in Montréal (Canada) since 2005, Milutin Gubash has presented exhibitions in Québec, Canada, the United States, and Europe, including a solo show at Musée d’art contemporain de Montréal (2007) and a ten year survey exhibition co-produced by six institutions across Canada (Rodman Hall Art Centre 2011, Carleton University Art Gallery 2012, Kitchener-Waterloo Art Gallery 2012, Southern Alberta Art Gallery 2012, Musée d’art de Joliette 2012 and Fonderie Darling 2013). He is currently preparing an upcoming exhibiton at the National Gallery of Canada, and is the recipient of the Conseil des arts et des lettres du Québec studio residency in Paris for 2016. His practice encompasses photography, video, and performance, and regularly features the participation of his family and friends, who portray versions of themselves in Do-It-Yourself soap operas, historical rewrites and improv theatre pieces. Using simple means and often absurdist gestures, Gubash reconsiders assumptions about the narratives of our identities, histories and environments.

Milutin Gubash est né à Novi Sad (Serbie) et vit à Montréal (Canada) depuis 2005. Il a présenté des expositions au Québec, au Canada, aux États-Unis et en Europe y compris au Musée d’art contemporain (2007) et une rétrospective coproduites par six institutions au travers le Canada (Rodman Hall Art Centre 2011, Carleton University Art Gallery 2012, Kitchener-Waterloo Art Gallery 2012, Southern Alberta Art Gallery 2012, Musée d’art de Joliette 2012 et Fonderie Darling 2013). Il prépare actuellement une exposition à venir au Musée national des beaux-arts du Canada en 2016. Sa pratique englobe la photographie, la vidéo et la performance et inclut souvent la participation de sa famille et amis qui incarnent une version d’eux-mêmes dans des feuilletons maison, des réinterprétations historiques et de pièces de théâtre improvisées. Par des moyens simples et des gestes souvent absurdes, Gubash questionne nos suppositions au sujet des récits de nos propres identités, histoires et environnements.

A Proposal for a Monument That is Not Really There, 2015.

Bronze plate, 35.6 x 45.7 cm.

Gubash is an artist of Serbian origin. His works, which combine fiction with reality as well as past and present, question the construction of individual and collective identity. They often showcase a staging of his personal history and that of his family members. As part of this exhibition, the artist has installed a permanent plaque on one of the outer walls of the building. It commemorates the determination and the illusion of the many immigrants who, like his parents, left their country for another. This work is located outside on the rear wall of La Filature.

Plaque de bronze, 35,6 x 45,7 cm.

Milutin Gubash est un artiste d’origine serbe. Ses œuvres, qui combinent la fiction à la réalité de même que le passé au présent, questionnent la construction de l’identité individuelle et collective. Elles mettent le plus souvent en scène son histoire personnelle  et celle des membres de sa famille. Dans le cadre  de cette exposition, l’artiste a installé une plaque en permanence, sur l’un des murs extérieurs du bâtiment. Elle commémore la détermination et l’illusion des nombreux immigrants qui, comme  ses parents, ont quitté un pays pour un autre. Cette œuvre est située à l’extérieur, sur le mur arrière de La Filature.

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SHEENA HOSZKO

Bio

Born in Outaouais, Quebec, Sheena Hoszko examines sculptural materiality as it relates to institutional power dynamics by mapping geographic sites on a 1:1 scale. She obtains these measurements by walking the perimeter and measuring her steps, by transcribing oral histories, and via access to information requests. Her most recent projects, which translate detention centres and prisons, stem from her family’s experiences with incarceration. She studied at the Emily Carr University of Art + Design and obtained a MFA from Concordia University where she received a SSHRC grant for her research. Her projects have been shown in Argentina, Germany, Scotland, and Canada. Hoszko lives and works in Montreal.

Née en Outaouais, Québec, Sheena Hoszko se penche sur la matérialité sculpturale des dynamiques de pouvoir institutionnelles en cartographiant des sites géographiques sur une échelle 1:1. Elle obtient ces mesures en parcourant le périmètre à la marche puis en mesurant ses pas, en transcrivant des histoires orales et par l’intermédiaire de demandes d’accès à l’information. Ses projets les plus récents, qui traduisent les mesures de centres de détention et de prisons, prennent racine dans l’expérience de sa famille avec l’incarcération. Elle a étudié à l’Université Emily Carr of Art + Design et a obtenu une maîtrise à l’Université Concordia, où elle a reçu une bourse du CRSH pour sa recherche. Ses projets ont été présentés en Argentine, en Allemagne, en Écosse et au Canada. Hoszko vit et travaille à Montréal.

Segregation Unit 01 (to Scale), 2015.

Wood, gypsum, joint cement, paint, 2.4 x 3.7 x 2.4 m. Acknowledgments: André Beaudin, Maria F. Farah Khan, Hoszko Ed, Chuck Winter.

Segregation Unit 01 (to Scale) is accompanied by an informative brochure that describes the state of prison conditions for prisoners in Canada.

Bois, gypse, ciment à joint, peinture, 2,4 x 3,7 x 2,4 m. Remerciements : André Beaudin, Maria F. Farah Khan, Ed Hoszko, Chuck Winter.

Segregation Unit 01 (to Scale) est accompagnée d’un dépliant informatif qui décrit l’état des conditions d’incarcération des prisonniers au Canada.

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THIERRY MARCEAU

Bio

Thierry Marceau grew up in Oka. He completed his master degree in visual and media arts at Université du Québec à Montréal. By his actions, Thierry Marceau bring back many different well known images. Those popular images are put together in some strange narrative, a bit like dreams, with all the freedom it gives. Costumed, in the centre of the scene, the artist embody those multiple images and surround himself of extras and other characters to complete the story. His work was shown in some exhibitions as « Glissements. Art et écriture » at Galerie de l’UQAM (curated by Louise Déry) and “poils” at Joyce Yahouda Gallery. His performing work and his video production have been shown in many events as «Nuit Blanche of Toronto» (curated by Wayne Bearwaldt), M :ST of Calgary, VIVA! Art+Action (Dare-Dare and Praxis) et 8 personnages… (Clark) and is the first artist to execute a performing art 1% (at 2-22, Montreal).

Thierry Marceau a grandi à Oka. Il a complété des études de maîtrise en arts visuels et médiatiques à l’Université du Québec à Montréal. Son travail de performance, de vidéo, de photo et d’installation carbure à même la mémoire collective, aux images populaires, aux forts personnages, aux costumes, aux spectacles… Vous l’aurez remarqué si vous étiez à VIVA! Art+Action en 2006 et 2009, au centre Clark ou au ElvisFest de Brantford en 2007, au Théâtre Plaza, à la Galerie de l’UQAM ou à la Nuit Blanche de Toronto en 2008, aux funérailles de Michael Jackson à L.A. en 2009, au M :ST de Calgary en 2010, au Gala des arts visuels en 2011 ou réalisant le 1er 1% performatif au 2-22 (2012-2016).

John Wayne Gacy, Hi Ho With Clown, 1989.

Oil on canvas (no. 761), 10″ x 12″. Courtesy: collection of James Healy and Cathee Shultz, The Museum of Death, Los Angeles, USA.

Huile sur toile (no. 761). 10″ x 12″. Courtoisie : collection de James Healy et Cathee Shultz, The Museum of Death, Los Angeles, États-Unis.

Pogo et les 7 Nains : résidence de production de 14 ans en vue de la vente aux enchères, 2015.

Color video, sound, 8 min.

“Pogo” is a character created by John Wayne Gacy for his appearances at fundraisers, in parades, and for children’s parties. Also known as the “Killer Clown,” John Wayne Gacy was indeed an American serial killer. He was found guilty for acts of sexual assault and the murder of 33 adolescents and young men, all committed between 1972 and 1978 in Chicago, Illinois. He spent 14 years in prison before being executed by lethal injection on May 10, 1994 at Stateville Correctional Centre. In 2002, he was added to the Guinness Book of Records as the individual who received the longest sentence at trial: 21 life sentences and 12 death sentences.

From 1980 to 1994, while awaiting his execution, Gacy painted in his cell. His clumsy paintings were purchased by collectors, and while he was still alive were even commissioned by art dealers to satisfy demand.

In the months following his execution, several of Gacy’s paintings were auctioned. Nineteen were sold by the collector Steve Koschal, who had personally ordered them from Gacy. A painting of Disney’s Seven Dwarfs playing baseball against the Chicago Cubs got the highest bid. This painting had been autographed by many members of the Baseball Hall of Fame without the signatories being informed of the painter’s identity.

In response to The Monument to the Victims of Communism, Thierry Marceau here questions the alternative model that the monument champions. It highlights a facet of this model, capitalism, where individuals pay large sums of money to possess the work of a murderer. Putting himself in the shoes of John Wayne Gacy, Thierry Marceau follows the rules of a game that is reminiscent of the conditions under which contemporary artists work. Thierry Marceau offers “Pogo” as a monument glorifying human stupidity, whether communist, capitalist, socialist, communitarian or, even, artistic.

Vidéo couleur, sonore. 8 min.

« Pogo » est un personnage créé par John Wayne Gacy pour ses apparitions à des collectes de fonds, à des parades et à des fêtes d’enfants. Aussi connu sous le nom de       « Killer Clown », John Wayne Gacy était en vérité un tueur en série américain. Il a été rendu coupable de l’agression sexuelle et de l’assassinat de 33 adolescents et jeunes hommes, pour des actes perpétrés entre 1972 et 1978 à Chicago, dans l’Illinois. Il a passé 14 années emprisonné avant d’être exécuté par injection létale, le 10 mai 1994, au Centre correctionnel Stateville. En 2002, il a été ajouté au Livre Guinness des records comme étant l’individu qui a reçu la plus lourde sentence lors d’un procès, soit 21 condamnations à perpétuité et 12 condamnations à mort.

De 1980 à 1994, tandis qu’il attendait son exécution, Gacy peignait dans sa cellule. Ses tableaux malhabiles ont été achetés par des collectionneurs, et même commandés de son vivant par des marchands d’art afin de satisfaire la demande.

Dans les mois suivants l’exécution, plusieurs toiles de Gacy ont été mises aux enchères. Dix-neuf ont été vendues par le collectionneur Steve Koschal, qui les avait commandées personnellement à Gacy. Une peinture représentant les Sept nains de Disney jouant au baseball contre les Chicago Cubs a obtenu la plus haute mise. Cette peinture avait été autographiée par de nombreux membres du Temple de la renommée du baseball, sans que les signataires soient informés de l’identité du peintre.

En réponse au Monument aux victimes du communisme, Thierry Marceau questionne ici le modèle alternatif qui est célébré. Il met en lumière une facette de ce modèle, capitaliste, où, en autre, des individus vont jusqu’à payer de fortes sommes pour posséder l’œuvre d’un meurtrier. En se plaçant dans la peau de John Wayne Gacy, Thierry Marceau se plie également à un jeu qui n’est pas sans rappeler les conditions de production des artistes en art actuel. Il est perché dans une cage, donné en spectacle à un public qui n’y est pas, avec peu  de moyens, de latitude et d’attention, et beaucoup de répétitions… Thierry Marceau propose « Pogo » en guise de monument glorifiant la bêtise humaine, qu’elle soit communiste, capitaliste, socialiste, communautariste ou, encore, artistique.

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PROJET EVA (SIMON LAROCHE et ÉTIENNE GRENIER)

Bio

Projet EVA is an art collective that was founded in 2003 out of a shared objective of creating critical, experimental and transgressive artworks in the new media sphere. The scope of the collective’s artistic activities spans robotics, electronics, video and audio. Projects are connected by the themes of loss and restriction and focus on problematics related to relationships among individuals, computer systems and their physical extensions. Projet EVA’s productions have been presented in Asia, Europe, South and North America and the Middle East.

Simon Laroche is an artist and interaction designer. He teaches Electronic Arts at Concordia University and collaborates on theatre, fashion design, dance and cinema productions.

Etienne Grenier is an artist working in the field of digital culture. He has taught audiovisual interaction design for many years at Université du Québec à Montréal. He has collaborated as a designer with architecture and advertisement firms, dance and theatre companies and video producers.

Projet EVA est un collectif artistique fondé en 2003 dans le but de créer des œuvres critiques, expérimentales et transgressives en art numérique. Les installations et performances du collectif comprennent des éléments robotiques, électroniques, vidéo et audio. Les œuvres de Projet EVA touchent les thèmes de la perte et de la restriction. Une attention particulière est portée sur les problématiques propres aux relations entre les individus, les systèmes informatiques et leurs extensions physiques. L’exploration des moyens technologiques de déprogrammation des perceptions est au centre de la production du collectif qui couvre les champs de la robotique, de l’électronique, de la vidéo et de l’audio. Le travail de Projet EVA a été présenté en Asie, Europe, Amérique du nord et du sud ainsi qu’au Moyen-Orient.

Simon Laroche est artiste et concepteur en médias interactifs. Il enseigne les arts électroniques à l’université Concordia et collabore avec des créateurs oeuvrant dans les domaines du théâtre, de la danse, de la mode et du cinéma.

Etienne Grenier est un artiste oeuvrant dans le domaine de la culture numérique. Ses activités de concepteur multimédia l’ont amené à collaborer avec des partenaires associés à l’architecture, au théâtre, à l’éclairage, à la danse et à la vidéo. Il a également enseigné à l’École des Médias de l’UQAM.

Micro-monuments souvenirs (Bientôt en vente !). Archives de production, 2015.

Mixed materials, variable dimensions. Technical support: Raphael Demers.

The obituary records of 28 individuals who died between 1839 and 2014 are exposed. These people died at the hands of police or following the decisions of the judiciary in the context of liberal democracies. These people died for their political beliefs. Their names will be engraved on a set of micro-monuments consists of two perfectly-fitting parts, mirroring the shape of The Monument to the Victims of Communism.

Micro-monuments are presented here in the form of models. They will eventually be mass produced for sale on the site of The Memorial to the Victims of Communism.

Matériaux mixtes, dimensions variables. Aide à la fabrication : Raphael Demers.

Les fiches nécrologiques de 28 individus, décédés entre 1839 et 2014, sont exposées. Ces individus sont décédés aux mains des forces policières ou à la suite des décisions de la magistrature dans des contextes de démocraties libérales. Ces individus sont morts pour leurs convictions politiques. Leurs noms seront gravés sur un ensemble de micro-monuments constitué de deux parties s’emboitant parfaitement. Leur forme reprend celle du Monument aux victimes du communisme.

Les micro-monuments sont ici présentés sous la forme de maquettes. Ils seront éventuellement produits en série, pour être vendus sur le site du Monument aux victimes du communisme.

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NICOLAS RIVARD

Bio

Nicolas Rivard is dedicated to interdisciplinary work that combines intervention and performance. He is influenced by political, social and cultural events. His main centers of interest relate to new places and new forms of contemporary art as sensitive transformation engines of social space and the interactions within them. He holds a MA in art history, is a freelance writer and is interested in different forms of art intervention and appropriation of citizen initiatives.

Nicolas Rivard se consacre à un travail interdisciplinaire alliant l’art d’intervention et la performance. En s’influençant de l’actualité politique, sociale et culturelle, ses principaux centres d’intérêts portent sur les nouveaux lieux et les nouvelles formes de l’art actuel comme moteurs de transformation sensible de l’espace social et des interactions qui s’y jouent. Il détient également une maîtrise en histoire de l’art, est auteur indépendant et s’intéresse aux formes variées de l’art d’intervention et aux initiatives d’appropriation citoyenne.

Curriculum vitae d’un gouvernement du désastre, 2015.

Paper print, 213 x 91.4 cm, 30 x 35.6 cm (each frame). Graphics: Jasmin Cormier. Acknowledgement: Josée Desforges.

The actions undertaken by the Harper government, which has been prone to impede people’s rights and freedoms since it came to power in 2008. These actions are presented in the form of a resumé consisting of nine sections that provide information on the nature of their obstructions: social, political, legal, cultural, environmental, scientific, media, economic, and militarial. The logo on the resumé detourns the logo of Fabrique culturelle, a Télé-Québec initiative promoting the arts in various regions of Quebec. The three documents addressed to the government take the form of cover letters, and were sent, together with the curriculum vitae, to their destination.

Impression sur papier, 213 x 91,4 cm, 30 x 35,6 cm (chaque cadre). Graphisme : Jasmin Cormier. Remerciement : Josée Desforges.

Les actions entreprises par le gouvernement Harper depuis son entrée au pouvoir en 2008, qui sont sujettes à entraver les droits et libertés, ont été recensées. Elles sont présentées sous la forme d’un curriculum vitae constitué de neuf sections informant sur la nature des entraves envisagées : sociales, politiques, juridiques, culturelles et patrimoniales, environnementales, scientifiques, médiatiques, économiques et militaires. Le logo apposé sur le curriculum vitae détourne celui de la Fabrique culturelle, une initiative de Télé-Québec faisant la promotion des arts dans les diverses régions du Québec. Les trois documents adressés au gouvernement, qui sont également exposés, s’inspirent pour leur part des lettres de motivation. Elles ont été envoyées, accompagnées du curriculum vitae, à leur destinataire.  

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FRANK SHEBAGEGET

Bio

Frank Shebageget (Ojibway) is from northwestern Ontario, and currently resides in Ottawa. As an installation artist, his work reflects his continued interest in the geography of the Canadian Shield and the aesthetic qualities of everyday materials. Through the use of repetition, he explores the tense relationships between production, consumption, and the economics of beauty, often by playing with the incongruity of mass production versus the handcrafted object. Shebageget graduated with his A.O.C.A. from the Ontario College of Art in 1996, and received his Master of Fine Arts degree from the University of Victoria in 2000.

Frank Shebageget (Ojibway) est natif du Nord-Ouest de l’Ontario et réside présentement à Ottawa. Son travail d’installation porte sur la géographie du bouclier canadien et sur les qualités esthétiques de divers matériaux du quotidien. Grâce à l’utilisation de la répétition, il explore les tensions dans les relations entre la production, la consommation, et l’économie de la beauté, souvent en jouant avec l’incongruité de la production de masse par rapport à l’objet artisanal. Shebageget est diplômé avec A.O.C.A de l’Ontario College of Art en 1996, et il a obtenu une maîtrise en beaux-arts de l’Université de Victoria en 2000.

Communities III, 2013.

Handwritten text on tar paper, 274 x 488 cm.

Communities III names 719 Inuit and Métis communities in Canada that are in process of reappropriating their languages, cultures, and territories. These names are inscribed on tar paper, an insulation material that is used to cover homes on many reserves.

Texte manuscrit sur papier goudronné, 274 x 488 cm.

Communities III nomme 719 communautés inuites et métisses du Canada qui sont en processus de réappropriation de leurs langues, cultures et territoires. Ces noms sont inscrits sur papier goudronné, un matériau isolant utilisé pour couvrir les habitations de nombreuses réserves.

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DOMINIQUE SIROIS

Bio

Dominique Sirois lives and works in Montreal, she holds a degree from UQAM in visual art (MFA 2010). Her practice takes the form of installation involving an interplay of sculptures, videos, sounds and prints. Sirois work deals with three fields of interest: value and surveillance, economy and affects and ruins and obsolescence. Her two most recent pieces are Alarm songs : leisure machine, a multidisciplinary project that took as a starting point alarm sound found in music. Sculptures based on sirens and four videos were made during a residency in Glasgow exploring modernity, industrialization, the access age, leisure and surveillance state. Sirois works has been presented in numerous galleries in Canada. She also made several residencies abroad among them, Glasgow C.C.A, Paris Couvent des Récollets and Shanghai Xiyitang school of art. She frequently collaborates with artist Grégory Chatonsky.

Dominique Sirois vit et travaille à Montréal, elle détient un diplôme en arts visuels de l’UQAM (Maîtrise, 2010). Sa pratique prend la forme d’installations composées de sculptures, de vidéos, de sons et d’impressions d’images. Son travail touche à trois champs d’intérêt : la valeur et la surveillance, l’économie et les affects ainsi que les ruines et l’obsolescence. On compte parmi ses plus récents projets Alarm songs : leisure machine, une recherche multidisciplinaire dont le point de départ est une base de données de sons d’alarmes dans des genres musicaux d’avant-gardistes à populaires. Lors d’une résidence au C.C.A. de Glasgow, elle a entrepris la réalisation de quatre vidéos afin de réfléchir à notre modernité et notre contemporanéité à travers le fil de l’alarme. Le travail de Dominique Sirois a été diffusé dans de nombreuses galeries au Canada. Elle a fait également plusieurs résidences à l’étranger dont au C.C.A. de Glasgow et au couvent des Récollets à Paris. Elle collabore fréquemment avec l’artiste Grégory Chatonsky.

Monument du désœuvrement, 2015.

Fabrics, wig, mattresses, drystone plaster, acrylic, 170 x 80 x 30 cm.

Tissus, perruque, matelas, plâtre drystone, acrylique, 170 x 80 x 30 cm.

Sleeping Data, 2015.

Color printing on satin, sleeping bag, 195 x 105 x 20 cm.

Inspired by the homeless sleeping bags, sewn pattern inside connects the curves of the Monument to the Victims of Communism to those diagrams on poverty. Canada instead we see it in a list on the poverty rate in developed countries. A second graph shows the precarious position of women within the capitalist economy.

Impression couleur sur satin, sac de couchage, 195 x 105 x 20 cm.

Inspiré des sacs de couchage d’itinérants, le motif cousu à l’intérieur met en relation les courbes du Monument aux victimes du communisme à celles de diagrammes sur la pauvreté. On y voit la place du Canada dans une liste sur le taux de pauvreté des pays développés. Un deuxième graphique montre la position précaire des femmes au sein de l’économie capitaliste.

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ÉTIENNE TREMBLAY-TARDIF

Bio

Étienne Tremblay-Tardif holds a BA in film studies and art history from the University of Montréal and a Bachelor and a Master of Fine Arts from Concordia University. His research and material practice develop an interest for the density and the complexity of social space, critical theory and visual art installation practice. The notions of indexation, abstraction, performativity, iconoclasm and commemoration inform his work, dealing with political history, architecture as ideological infrastructure, and print in the field of information and in material culture.

Étienne Tremblay-Tadif détient un baccalauréat en études cinématographiques et histoire de l’art de l’Université de Montréal, ainsi qu’un baccalauréat et une maîtrise en arts visuels de l’Université Concordia. Il développe des recherches et une pratique matérielle à travers ses intérêts pour la densité et la complexité de l’espace social, la théorie critique et les pratiques de l’installation en arts visuels. Les notions d’indexation, d’abstraction, de performativité, d’iconoclasme et de commémoration encadrent son travail : sur l’histoire politique; sur l’architecture comme infrastructure idéologique; sur l’imprimé dans le champ de l’information et dans la culture matérielle.

Separation of Capital and State, 2015.

Audio tape (60 min loop), business cards (250 copies). Acknowledgement: Adriana Disman.

Tribute To Liberty is the name of the private organization that is behind the proposed Monument to the Victims of Communism. Étienne Tremblay-Tardif was interested in the network of influence in terms of economic and political power that this organization brought together (business people, Canadian Senate, elected parliamentarians, public institutions, social clubs, etc.). His sound work connects the biographies of the members of Tribute To Liberty to the speeches of public figures and to excerpts from the work of the philosopher Maurizio Lazzarato. These selections are a critical look at the ideas of freedom and liberalism.

Business cards, upon which donations are solicited, are also distributed among the spaces of the AXENÉO7 gallery. They were created from promotional material for the Tribute to Liberty.

Bande audio (60 min, en boucle), cartes d’affaire (250 exemplaires). Remerciement : Adriana Disman.

Tribute To Liberty est le nom de l’association privée qui est à l’origine du projet de Monument aux victimes du communisme. Étienne Tremblay-Tardif s’est intéressé au réseau d’influence tissé par cette association avec différentes instances du pouvoir économico-politique (gens d’affaires, Sénat canadien, parlementaires élus, institutions publiques, clubs sociaux, etc.). Son œuvre, sonore, met en relation les biographies des membres de Tribute To Liberty à des discours de personnages publics et des extraits de l’œuvre du philosophe Maurizio Lazzarato. Les extraits sélectionnés portent un regard critique sur les idées de liberté et de libéralisme.

Des cartes d’affaires, sur lesquelles des dons sont sollicités, sont également distribuées dans les espaces d’AXENÉO7. Elles ont été créées à partir de matériel promotionnel de Tribute to Liberty.

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ANNE-MARIE TRÉPANIER et ALEXANDRE PIRAL

Accès à l’œuvre : http://www.excellentes.solutions

Bio

Political science and art history studies bring Alexandre Piral to a practice combining writing, print techniques and conceptual art. He was involved in various contemporary art events such as the Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli and PAPIER art fair and collaborates regularly to the production of exhibition catalogues and academic publications. Monuments aux victimes de la liberté is his first participation to a group exhibition.

Anne-Marie Trépanier develops an interdisciplinary practice in new media art. Her research interests center around affect networking and hypermediality. Her works have been presented in different public projections and exhibitions including harbinger (Eastern Bloc, 2015), Les Lieux Communs (Axenéo7, 2014) and LAB 353 – Biologie Matérialiste (Espace Projet, 2013). She acted as co-curator for the exhibition Sans feu ni lieu; Sans foi ni loi presented jointly at Studio XX and the online galery Width : 700px and has recently completed a residency at artist-run center Daïmôn (Gatineau).

Des études de sciences politiques et d’histoire de l’art mènent Alexandre Piral à une pratique artistique interdisciplinaire mêlant écriture, techniques d’impression et art conceptuel. Il s’implique au sein de différents évènements en art contemporain tels que la Biennale de sculpture de Saint-Jean-Port-Joli et la foire PAPIER, et collabore à la réalisation de catalogues d’exposition et de publications universitaires. Monument aux victimes de la liberté est sa première participation à une exposition collective.

Anne-Marie Trépanier poursuit une pratique interdisciplinaire en arts médiatiques. Ses recherches se concentrent autour de la réseautique de l’affect et de l’hypermédialité. Son travail a été présenté dans diverses projections publiques et expositions, incluant harbinger (Eastern Bloc, 2015), Les Lieux Communs (Axenéo7, 2014) et LAB 353 – Biologie Matérialiste (Espace Projet, 2013). Elle a agi à titre de co-commissaire pour l’exposition Sans feu ni lieu; Sans foi ni loi présentée conjointement au Studio XX et sur la galerie en ligne Width : 700px et a récemment complété une résidence au centre Daïmon (Gatineau).

excellent.solutions, 2015.

Website featured on tablet, posters. Variable dimensions.

Anne-Marie and Alexandre Trépanier Piral present the excellent.solutions website. They invite users to interact at the gallery or elsewhere in order to contribute to building a “written monument.” This website wants to build “a block of text and images in constant motion, a draft of an uncontrollable collective memory.”

The artists also conducted a poster campaign in Gatineau and Ottawa for the public to be aware of the website.

Site Web présenté sur tablette, affiches. Dimensions variables.

Anne-Marie Trépanier et Alexandre Piral présentent le site Web excellentes.solutions. Ils invitent les usagers du site à interagir en galerie ou ailleurs en vue de contribuer à l’édification d’un « monument à écrire ». Ce site souhaite édifier « un bloc de texte et d’images en mouvement constant, brouillon d’une mémoire collective incontrôlable ».

Les artistes ont également mené dans Gatineau et Ottawa une campagne d’affichage permettant au public de prendre connaissance du site Web.